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WikiLeaks : les quatre priorités de Washington

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Qu’ils contiennent des ­anecdotes ou des consignes de travail, les ­télégrammes échangés entre le département d’État et ses diplomates sur le terrain montre que ce sont surtout les pays stratégiques au sous-sol riche en matières premières – Soudan, Nigeria, RD Congo – qui intéressent ­Washington.

L’avenir du Zimbabwe

Le nom du pays n’apparaît pas moins de 3 726 fois dans les documents en possession de WikiLeaks. Dans l’un d’eux, daté du 13 juillet 2007, l’ambassadeur des États-Unis à Harare ne donne pas cher du régime de Mugabe. Une prophétie démentie par les faits : trois ans et une élection plus tard, le « Vieux » est toujours là. « Je suis convaincu que la fin est proche », écrivait le diplomate à l’époque. Concédant que ses « prédécesseurs et nombre d’observateurs ont déjà dit la même chose » et que « Mugabe ne se réveillera pas un beau matin métamorphosé et résolu à rétablir la situation », il argumente : « Pour la première fois, il est soumis à une pression grandissante, à la fois sur le front économique, politique et diplomatique. » Alors, « à quoi ressemblera la fin ? », s’interroge-t-il. Pour lui, le « meilleur scénario » est celui d’une « élection libre et transparente », et les efforts en ce sens de la médiation sud-africaine méritent « tout le soutien » des États-Unis.

Mais face au « brillant tacticien » qu’est Mugabe, la partie ne sera pas facile. « S’il a survécu aussi longtemps, c’est parce qu’il est plus intelligent et plus impitoyable que tout autre », explique le diplomate. Exception faite de « son ignorance profonde des questions économiques, associée à la certitude que ses dix-huit doctorats l’autorisent à inverser le cours des lois économiques, y compris celle de l’offre et de la demande ».

Le portrait de son principal opposant, Morgan Tsvangirai, devenu depuis Premier ministre, est également nuancé. Un « homme courageux, engagé et, en grande partie, démocrate », estime l’ambassadeur. Mais aussi « peu ouvert aux conseils, indécis et manquant de discernement dans le choix de son entourage ».

Les Grands Lacs de A à Z

La RD Congo figure dans le peloton de tête des pays subsahariens le plus souvent mentionnés. Pour son intérêt propre, mais aussi en raison de son appartenance à la région des Grands Lacs, et de son voisinage avec le Rwanda et le Burundi. Le 16 avril 2009, ces trois pays font l’objet d’un câble commun signé par la secrétaire d’État Hillary Clinton demandant à ses diplomates en poste dans la zone de couvrir un large éventail de sujets. Ceux-ci vont du « détail de l’aide étrangère (notamment chinoise) apportée à l’amélioration du réseau national de télécommunications » aux « rendements et perspectives des cultures vivrières », en passant par les « efforts pour mettre en œuvre ou contourner les sanctions contre l’Iran, la Corée du Nord et les groupes terroristes » et par « le risque d’éruption volcanique à la frontière congolo-rwandaise ».

Autre consigne : le suivi des relations entre les « principaux dirigeants », « notamment entre Kigali et Kinshasa, et Kampala et Kinshasa ». La situation de chacun d’eux sur le plan intérieur préoccupe également le département d’État, qui s’intéresse aux « divisions au sein du premier cercle et du parti du président Kagamé ». Sa curiosité va jusqu’à la collecte des « numéros de téléphone, professionnels et personnels, ou des adresses e-mail des principaux responsables civils et militaires » de la région.

Les diplomates sont en outre chargés de surveiller l’activité des rébellions. Sont mentionnées les Forces démocratiques alliées (ADF) et l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), toutes deux basées en Ouganda, ainsi que les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), à la frontière RD Congo-Rwanda. Les efforts de ces groupes pour « obtenir le contrôle du gouvernement national ou local » sont observés à la loupe, tout comme « la sympathie ou l’antipathie » qu’ils suscitent dans l’opinion.

Les armées régulières ne sont pas oubliées. Sont répertoriés leurs « atteintes aux droits de l’homme, y compris les exécutions extrajudiciaires par les Forces de défense du Rwanda », et « les détails de leur coopération avec des pays tiers, notamment la Chine, la Libye, le Soudan, la Corée du Nord, l’Iran, la Russie, l’Ukraine, la Biélorussie et les autres ex-Républiques de la défunte URSS ».

Sécurité et Sahel

Cet ancien pré carré français ne nourrit guère les câbles de la diplomatie américaine. Le Tchad en est le pays le plus souvent mentionné. Il apparaît dans un document – daté du 16 avril 2009 et signé par Hillary Clinton – qui, comme pour les Grands Lacs, dresse la liste des informations que le département d’État souhaite recueillir dans ce pays ainsi que dans sept autres États de la bande sahélo-saharienne : Burkina Faso, Cap-Vert, Gambie, Mali, Mauritanie, Niger et Sénégal.

Dans cette région, le terrorisme et la sécurité apparaissent comme la préoccupation principale des services américains, qui scrutent « la présence et les activités d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et d’autres individus et organisations liés au terrorisme », en particulier celles de combattants de retour d’Irak et d’Afghanistan. « Les plans, les intentions, la mise en œuvre des politiques et des stratégies nationales de défense [de ces pays] » doivent faire l’objet d’une attention particulière, tout comme « la capacité et la volonté » de ces États à « protéger les citoyens américains ». À cet égard, « les détails concernant les infra­structures, notamment médicales, et les réseaux de communication » font l’objet d’un suivi attentif.

Où en est la Françafrique ?

Le 13 août 2008, l’ambassade américaine à Paris analyse la politique africaine de Nicolas Sarkozy. « Les Français essaient de donner une nouvelle impulsion à leurs relations difficiles avec des pays comme ­l’Angola, le Rwanda, Djibouti ou Madagascar », écrit Kathleen Allegrone, la ministre-conseillère. « Beaucoup d’Africains étaient ­circonspects », souligne-t-elle, avant d’expliquer que le président français est « l’homme au karcher » (en 2005, quand il était ministre de l’Intérieur, il avait promis d’en faire usage, dans les banlieues, pour éradiquer la délinquance).

Faisant le bilan, la diplomate juge que Sarkozy a échoué dans le dossier rwandais. « Les relations vont de mal en pis », écrit-elle. L’avenir prouvera le contraire, Paris et Kigali étant devenus très bons amis après une réconciliation officialisée en janvier 2010.

Venant d’un Sarkozy qui avait ­promis de rompre avec les vieilles pratiques, le remplacement de Gildas Le Lidec, l’ambassadeur à Antananarivo, à la demande de Marc Ravalomanana, le président de l’époque, est qualifié de « renoncement abject » et de « retour en arrière » par la ­ministre-conseillère. Une note positive, toutefois : l’« énergie » du président français, qui contraste avec la « stagnation » de la politique africaine durant les années Chirac.

(Jeune Afrique)